02 juillet 2009
Ce qu'il m'a dit
Il m'a dit que je ne rendrai jamais personne heureux. Que j'en étais incapable.
19 décembre 2008
Interrogation
Eh bien...
F. m'a dit il y a des semaines de cela qu'il avait dit à son ex que j'existais, bref, qu'il était avec moi (et pas qu'il avait eu dans le passé une histoire qui était terminée... Surtout qu'on était ensemble à l'époque).
Bien que célibataire, je suis très attachée à lui. Partant en Angleterre pendant trois jours, je lui ai demandé si je pouvais lui écrire une carte postale. Non. Pourquoi ? Parce que j'ai mes enfants.
... Hum.
Vous pensez qu'il me prend pour un jambon ? Je crois que oui.
Parce que je ne vois pas trop le rapport entre les deux. Je ne savais pas que ses enfants ouvraient son courrier, entre autres.
Il ne semble pas comprendre que je n'ai pas confiance ne lui (il a repoussé maintes fois le départ de son ex, il ne m'a jamais prouvé qu'il lui avait dit, pour ne pas lui faire de peine, genre me téléphoner alors qu'elle est là et ses gosses au lit). Et il voudrait que je croie qu'elle va effectivement partir en janvier (nous sommes tout de même dans la deuxième moitié de décembre et il ne sait toujours pas quand elle part), et qu'il va couper les ponts définitivement avec elle (genre il va oublier qu'il lui fait de la peine et oublier ses enfants pour faire ça).
Bref, si vous pensez que la réponse est oui, évitez tout de même de me dire que je ne suis qu'un pigeon ou une conne, ou toussa... La réponse en elle-même est assez démoralisante, alors... Pas besoin d'en rajouter. Merci.
30 juin 2008
Secrets
J'ai fait quelque chose d'horrible. Je ne peux pas en parler ici... Je l'ai fait lorsque j'étais avec F.
Je me suis avilie, quelque part. Enfin... Je ne prenais pas conscience de la mesure de mes actes.
Je l'ai dit à F., j'ai détruit toute confiance. Sa première réponse fut, elle serait partie dans deux-trois semaines. Sans doute à cause de mon coup de fil, ou de mes larmes, qu'il a vues pour la première fois (les vraies, les grosses).
J'ai dit à F. parce que je pensais que ce serait mieux. De nous tuer. Comme ça, plus d'espoir, du tout, plus de souffrance. Je pensais qu'il me mépriserait, comme tellement de gens le feraient. Ce n'est pas le cas, il n'y a seulement plus d'avenir possible entre nous. Et cette fois, c'est réellement de ma faute. Quelle qu'était ma souffrance, je n'avais pas à faire ça.
Je ne peux pas en parler. Ci pire que tromper. Ci quelque chose...
J'ai eu envie de mourir. Réellement, pour la première fois, je m'imaginais mourir, je cherchais dans mon esprit les moyens d'y parvenir.
Je ne le ferai pas. Jamais. Je porte la vie de ma mère en moi, elle pourrait en mourir. Et peut-être celle de F.
Au moins, je sais qu'il m'aime. Je le sais, j'en ai la preuve. Je n'aurais pas tout perdu.
Week-end (suite et fin)
Découvrez Mylène Farmer!
Il m’a raccompagnée chez moi. Je suis arrivée, et rentrée en larmes. Ma mère et ma sœur m’ont accueillie comme ça, en fait j’ai évité ma mère et je suis rapidement montée. J’ai craché toute ma douleur, la pauvre… Elle a une grande sœur trop bête.
Après, j’ai discuté avec lui au
tél. Je lui ai demandé, je l’ai supplié de trouver une raison, une seule, une
bonne raison pour ne pas lui dire avant … Une raison qui justifie que je
continue à souffrir un mois de plus… Il m’a dit qu’il ne voulait pas provoquer
d’esclandre. Un esclandre ? Mais où ça ? N’est-elle pas suffisamment
intelligente pour le comprendre, s’il lui explique qu’il veut protéger sa
famille, que sa mère est malade et qu’il ne veut pas être responsable de sa
mort ? Que ses filles, il doit les protéger, et que donc, elle doive
garder ça pour elle ??!!
Ce n’est pas une raison valable. Je ne peux pas croire à cette raison. J’ai
crié, je lui ai dit que c’était un salaud. Que c’était injuste, qu’il l’a
toujours protégée et moi pas, pendant que je pleurais, encore, encore… Qu’il
voulait peut-être pas être un salaud envers elle, et que du coup il préférait l’être
avec moi. Qu’il préférait que je pleure pendant un mois encore parce que c’était
plus pratique pour lui, entre elle et moi, que ce soit moi qui souffre. Normal,
il allait pas me voir tous les soirs, moi. Il n’a pas trouvé une seule raison.
J’ai continué à lui demander, j’en veux une tout de suite, dis-moi pourquoi tu
ne lui dis pas plus tôt !! Au départ, il se contentait de répéter, quand
elle va partir, quand elle va partir… Puis il s’est tu pendant un moment
pendant que je criais ma douleur, et il m’a dit, je vais lui dire, je vais lui
dire, je vais lui dire…
C’est pas une date, ça. C’est pas une excuse. Il ne m’a pas expliqué ce qui lui a fait changer d’avis.
Je ne le crois pas. Je voudrais tellement, tellement… Mais je n’y arrive pas. Je suis usée.
J’ai donné tout ce que j’avais.
Presque. Oui, je l’ai quitté, j’avais trop mal. Mais citi pour nous. Pour qu’on
ait la possibilité de connaître une belle histoire, et si ça ne faisait pas au
final (si je trouvais quelqu’un d’autre qui m’aime vraiment et que j’aime), ben…
Valà, citi le destin, la vie, je sais pas, moi. Mais je pense qu’on se faisait
du mal tous les deux, citi mieux.
Je suis allée le voir alors que j’imaginais aussi que son ex pouvait être là,
et que j’en souffrirais comme une dingue. J’ai pris le risque, j’ai claqué mes
thunes. Ci important pour moi, chi étudiante, je n’en ai pas beaucoup. Je lui
ai ouvert mon cœur, je lui ai tout dit, mes rêves de gamine, mes espoirs… J’étais
ridicule. Mais je l’ai fait. Je suis allée dans la chambre du gosse, entendre
son frère parler juste à côté de moi sans pouvoir faire quoi que ce soit. J’ai
donné mon sourire quand je pouvais. J’ai donné mon corps, aussi, mon cœur, mes
tripes.
Je n’ai pas donné l’alliance. Il l’aurait refusée. Parce qu’une alliance, on ne
la porte pas en disant aux autres, ah, ci un cadeau, ou ah, j’l’ai trouvée en
solde, elle était sympa. On l’assume. Il l’aurait refusée, même si citi pour l’annuaire
droit. Il ne veut pas m’assumer… Pitètre que j’aurais dû essayer, mais ça m’aurait
brisé le cœur, là.
Donc voilà.
Mitouyou est conne.
Conne d’avoir espéré, conne de ne pas avoir compris, conne d’avoir compris qui il était et d’espérer malgré tout…
PS : Je devrais créer, sans doute, une catégorie "La connerie de Sophie". Bah voui, quoi... Histoire d'y mettre mes histoires foireuses avec F. Faudrait que j'arrête de me plaindre, je déteste ça... Mais je ne sais pas vers où ni qui me tourner...
PPS : Je viens de relire "Lettre à F."
Il a bien écrit "
Alors je lui ai dit de revenir jusqu'à fin juin."
Bref. Il arrive à changer d'avis très vite pour qu'elle reste, mais la foutre à la porte... Il peut pas.
Je finis par me détester... Syl m'a dit qu'on ne pouvait pas souhaiter la mort de quelqu'un. Mais quand j'ai une "crise" de larmes... Ci ce que je souhaite. Je me déteste, je deviens immonde.
PPPS : J'aimerais... Ne plus l'aimer.
29 juin 2008
Week-end (suite)
Découvrez The Beatles!
Hello !
Alors, p’tit week-end avec F. Enfin, une partie du WE… Même si je le regarde depuis Samedi 9h.
Passons sur ce qui s’est passé hier, je l’écrirai plus tard dans Samedi. ^^
J’ai passé une bonne nuit chez lui. Ai dormi d’abord sans
son clic-clac. Hors de question de dormir là où l’autre grognasse passait ses
nuits. Bon, au beau milieu de la nuit, on a migré dans son lit. hihi
Pas très confortable, d’ailleurs… Un peu trop mou à mon goût.
Mais au final, on peut même dire que j’ai passé une très bonne nuit.
Ce matin… Passer devant la chambre où est écrit « …. » en grand en lettres de bois sur la porte du gosse de l’autre, aller voir la bibliothèque en manquant de me casser la gueule (y’a des marches de partout oO Ci cro dangereux ! xD) et voir la photo de l’ex et toussa à côté du PC, être dans la salle à manger et manger devant le siège pour bébé… Retourner déprimer dans la chambre et voir des bijoux féminins sur la chevet… Je n’ai pas eu le courage ni de regarder dans l’armoire ni de lui demander s’il avait changé les draps. Pas envie de savoir, je préfère pense qu’il l’a fait.
Bref, pour le moment ça va bien et ça va mal. Il est toujours aussi merveilleux, toujours aussi lâche, toujours aussi bon amant, toujours aussi beau, toujours aussi…
Ca me fait mal.
J’essaie de ne pas pleurer devant lui, je l’ai déjà fait hier.
J’essaie de faire comme si tout cela ne me concernait plus. Cela ne me concerne plus.
Je sais ce qu’il va faire. Elle va revenir. La preuve, elle est revenue en Juin. Pourquoi ? lui ai-je demandé. Parce que je l’avais quitté.
…
Donc, si je ne suis pas là, il fait sa vie avec. Stoo.
Ici, je me sens mal à l’aise, de trop. J’pensais qu’il aurait eu la délicatesse de virer les photos et autres conneries.
Bon ! Reprenons du début.
Arrivée à la gare hier soir, j’ai attendu qu’il quitte sa famille pour qu’il vienne m’aider à tirer mes valises. Nous sommes passés par chez moi où ma très chère sœur Tamama m’a filé vite fait le carton contenant ma robe et mes chaussures. Trop contente !! \o/
Arrivés chez lui, il m’a fait attendre dans la voiture.
Il avait une surprise pour moi.
Un magnifique bracelet d’argent… Avec de têtes de bélier. Ci son signe, je crois qu’il l’aime beaucoup, étant donné qu’il se l’est fait tatouer sur le cœur… J’étais vraiment émue. Un vieux bracelet, il a du caractère je trouve. ^^ hihi
Bon, on a fini le ‘tit déj, on va sûrement sortir. J’ai pas trop l’habitude, le Dimanche… Je glandouille pas mal ! xD Mais ci bien, j’ai envie de flâner…
Chi triste, j’ai mal, vraiment. Je lui en veux, je crois. Alors que je n’ai pas à lui en vouloir, nous ne sommes plus ensemble. Enfi n si, pour lui faire plaisir, comme si, jusquà ce soir. Disons demain matin, car je passe la nuit chez lui.
Pour continuer la liste, les couches dans la salle de bain, le haut de pyj de la connasse dans la salle de bain aussi…
Est-ce normal si je ne me sens pas bien ? Etait-ce prévisible et chi qu’une conne et trop demander qu’il fasse le ménage avant, ou alors est-ce trop demander ?
Je sais que pour Samedi, c’était trop demander. Je m’accordais plus d’importance dans sa vie que je n’en ai, et je surestimais son courage et sa folie. ^^’ L’erreur est humaine.
J’ai vraiment mal là. J’ai envie de couper le haut de pyj en ‘tit morceaux avec mes ciseaux. Prendre les bijoux et les jeter à la poubelle. Découper les photos. Brûler les couches, brûler la chambre, brûler le siège. J’ai envie de tout casser. Vraiment. Bon après, je n’en ai pas la force. Et pis, je sais que ça ne servirait à rien. A peine à me soulager sur le moment, après il me tomberait dessus.
Quand on a commencé à prendre le ‘tit déj (après que j’ai vu les photos et les bijoux en fait), j’étais un peu triste, j’ai cru qu’il allait me tirer la tronche. >_< J’ai eu trop peur !
J’écris presque en direct.
Me dis qu’il n’y a aucune chance qu’il me rende heureuse. Même s’il est capable sur certains points de faire des choses magnifiques… Il n’est pas capable d’en faire d’autres qui me sont essentielles.
A nouveau espéré. A nouveau déçue.
…
Plus tard dans l’après-midi. Je raconterai plusse tard encore l’aquarium, le musée de l’automobile et pis le KFC.
En fait, ça a été génial. Vraiment, j’étais heureuse… J’avais
toujours voulu aller à l’aquarium. Citi très beau, reposant… Et frais ! :p
Le musée de l’automobile, c’était super aussi. Vraiment, avec les voitures à l’intérieur
luxueux et méga confortable… Cro bien ! *_*
Le KFC, j’adore, il le sait. Citi trop bien… <3
Heureuse comme il sait si bien le faire !
Après, on est rentré.
…
J’ai compté. 4 photos où elle est sur une dizaine, allez une douzaine disons. Ci la personne la plus présente, la plus fréquente. Notamment une photo où ils posent tous les cinq. On dirait une famille, il la tient par l’épaule ou le bras. Osef.
Ca m’a fait un choc, il était au tél avec sa mère. J’ai passé mon temps à me frapper (thym ça fait mal xD même avec mes bras plein de gras de crotte) en pleurant. On aurait vraiment dit une famille.
Après, il m’annonce, paniqué, que ci son frère F.bis qui sonne à la porte. Vous auriez vu sa tête… Complètement déboussolé. Comme s’il allait se faire arrêter par les flics avec un cadavre dans le coffre.
Bon, je lui ai dit de faire semblant de prendre une douche et d’ouvrir, me suis enfermée avec mes affaires. Dans la chambre du gosse de l’autre conne. Comment j’avais mal…
Mal d’être là-bas, dans le noir, sans mon kiki (ma peluche-amant de toujours). D’être là-bas, seule. A l’entendre parler avec son frère que je ne connais pas. Qu’il ne veut pas me présenter. Et puis son visage… Son visage, comme si limite il allait être pris en flagrant délit avec une pute mineure dans son lit « importée » d’Asie. Comme si j’étais un truc dégueulasse, dégoûtant.
Enfin, dans la douche ce matin, me disais… Normal qu’il m’aime pas. Enfin, anormal qu’il m’aime. Chi moche, j’ai un ventre moche, j’ai plus de seins, et en plus… Chi ultra-moche.
Ci un peu la déprime là. Je sais pas quoi faire, il est là. J’ai envie de boire, de fumer, de me scarifier, et puis de faire la pute, vendre mon corps au premier venu, de coucher avec n’importe qui, de me frapper contre les murs, que mon corps souffre. Pour évacuer ma douleur.
Il m'a expliqué par la suite que sa mère s'inquiétait et avait envoyé son frère pour voir si tout allait bien. Qu'il ne voulait pas lui faire de choc, que donc il ne pouvait pas me présenter comme ça, sortie de nulle part. Autant que j'attende qu'elle meure, quoi, comme ça elle n'aura pas de choc. Ah non, les gens seront en deuil...
Oki, ci de la mauvaise foi, et chi dégoûtée, mais ci du direct. Je sais très bien que rentrer comme ça comme un cheveu sur la soupe, ce serait mal. Pour lui, pour moi, pour tout le monde. Et je le comprends. Je le comprends...
…
Un peu plus tard. J’ai enfin compris. Elle habite ici encore. Trop conne la fille, quamême… J’ai mis longtemps à comprendre. Elle y restera jusque fin Août. Alors qu’en Août, y’aura pas ses filles !!!
Il m’a expliqué qu’en fait elle devait aller vivre trois mois chez des amis, et finalement non (bah vi, il lui a demandé de revenir pour s’occuper de ses gosses… Genre il faut ABSOLUMENT qu’elle soit chez lui pour le faire, elle peut pas le dépanner le temps de… Je ne sais pas exactement, pour faire large - très large - disons trois semaines). Je lui ai demandé pourquoi elle emménageait, vu que citi pas nécessaire, il m’a dit pake je l’ai quitté. Mais ci pas une raison, ça ! Thym…
J’ai beaucoup pleuré, dimanche après-midi. Il m’a limite engueulée, me disant qu’à chaque fois je lui donnais pas confiance, blabla… Mais moi, je souffre ! Depuis des mois… Et après, il me reproche de vouloir passer du bon temps. Mais j’en ai besoin ! J’ai besoin d’être heureuse pour compenser, de ne pas avoir de souci… Et lui ne peut pas me donner suffisamment de moments d’insouciance. Gaga est mon ami, je l’adore. Il est là quand j’ai mal. J’aime me balader avec lui, aller au ciné…
Il m’a aussi limite engueulée comme quoi j’étais triste puis normale puis malheureuse puis normale… Que je changeais toujours d’avis. Mais le truc, ci que j’ai mal, dans le fond. Je me force à ne pas penser, à profiter de l’instant présent, mais ça revient… Ca sort.
J’avais mal, j’ai décidé de faire quelque chose. Pendant qu’il était au téléphone avec sa mère (avant que son frère se ramène en fait, je crois), j’ai cherché les couteaux dans sa cuisine. Mais bon, le bout n’était pas glop, alors ai pris les ciseaux pour me scarifier un peu. Ne vous inquiétez pas, ça fait peur, mais ci rien du tout. La légère douleur, le picotement dû au saignement fait du bien. Enfin, pour moi...
Bon, le ‘tit souci, ci qu’il s’en est aperçu plus tard, mais bon… >.<
Pour pas l’inquiéter, je me suis frappée aussi. Des coups de coude sur les cuisses. J’ai pas de bleu, mais qu’est-ce que ça fait mal ! Du coup, me sentais libérée de ma souffrance, un peu.
Il n’a jamais virée son ex, toujours une excuse. Tu me quittais (si je me souviens bien, si j’ai bien compris quand il lui a dit de partir puis de revenir, citi avant mes partiels, donc… Je l’ai quitté le temps d’un aprèm <_<), t’as squatté chez Ju (je l’ai fait chez Flo quand j’avais mon stage pas loin de chez eux, mais bon… u_u’ ci juste une question de practicité), blabla… Toujours une bonne raison.
Quand on est désespéré, on veut quamême de l’espoir. On est prêt à s’accrocher à n’importe quelle excuse bidon, tant que notre intelligence n’arrive pas à trouver que ci faux. J’ai pas arrêté de le croire, parce si je ne le croyais pas, cela signifiait tout simplement qu’il se tapait une petite conne et dont il n’avait rien à branler. Citi mieux de croire que d’accepter ça.
Après, nous avons commencé à regarder James Bond – We only live twice, pis le match Espagne-Allemagne. Citi sympa.
Chi heureuse, il m’a fait à manger deux fois. Citi super. ^^ J’en avais rêvé depuis longtemps…
Dans le lit (le lit où elle dort… Mais bon, tant pis, c’pas grave, j’en ai rien à faire… J’espère…), je lui ai demandé. Tu vas lui dire quand ? J’espérais (encore !) qu’il allait me dire genre quand je rentrerai des vacances… Le mieux, ça aurait qu’il lui dise de ne plus être là quand il reviendrait, mais bon, faut pas rêver. Il m’a dit, deux ou trois semaines après son départ. J’ai dormi.
PS : Je commence tout juste à découvrir (un peu) les Beatles... Je connaissais un peu de loin, mais j'aimais pas du tout ! xD Michi à Aurore ! ;)
25 juin 2008
Et voilà.
Encore une soirée à pleurer à cause de l'autre.
Pff. Je me suis pas encore suffisamment détachée, éloignée. Pourtant... Je veux oublier notre histoire. Que plus rien ne me touche, que plus rien ne me blesse. Je veux une histoire d'amour, une belle, une vraie. Une nouvelle.
Vendredi, je vais voir Alex, un pote. Pas l'autre grognasse, hein.
En fait, F. m'a appelée pour me remonter le moral, concernant les exams. Dehors, bien sûr... Pas chez lui.
Tss. On n'est pas ensemble, il a le droit d'appeler une copine quamême. Bref.
Ma souffrance a ressurgi de nulle part, comme si elle n'attendait qu'un signe.
Conasse.
Bref. Il vaudrait mieux que j'aille bosser, là. Au lieu de pleurer comme une conne dans mon coussin à la capacité d'éponge limitée. D'ailleurs il me saoule celui-là aussi, à perdre des bouts de mousse de partout.
Journée de merde.
Vie de merde.
21 juin 2008
Le quitter ?
Pour éventuellement reprendre ensuite ? Pour une bouffée d'air, une grande inspiration quand j'étouffe ?
C'est ce que je voulais avec la pause, ça n'a pas marché. Peut-être faut-il une rupture nette.
J'ai relu les vieux mails, je continue encore et encore... C'est tellement beau. Ces mails, mes mails. De l'amour, de l'amour...
J'aimerais reprendre. Tout au départ. Avec de nouvelles conditions. J'ai changé. Lui aussi.
Ca va être dur de couper avec lui. Mais j'en ai besoin. Lui aussi. Je ne fais que le blesser. Lui aussi.
J'ai peur pour son judo. Je crois qu'il m'aime. Je crois qu'il m'aime vraiment. Je sais qu'il souffre. J'ai peur que ce ne soit pas bien pour son moral, mais peut-être qu'on contraire il se focalisera sur le judo, et que ce serait bénéfique. Ça m'inquiète. On ne quitte pas quelqu'un la veille de ses examens. On ne quitte pas quelqu'un juste avant les championnats du monde. Sauf si ça peut l'aider. Si je le fais aujourd'hui... Pitètre qu'il aura largement le temps de s'en remettre, puis qu'il se concentrera. Je ne lui dirai pas que j'essaierai de le reconquérir en Juillet. S'il part en vacs avec son ex, par exemple... C'est que tant pis. S'il ne veut pas de moi aussi. C'est la vie, il faut savoir prendre des risques. Je veux notre bonheur.
Il m'a appelé ce matin. De mauvaise humeur, évidemment. Il a été simplement plus franc, plus direct. Il m'a prise de haut, méprisée... Il ne me comprend pas, avec un air de dédain. "Je comprends pas ce que tu fais en Allemagne alors que t'as rien à y faire, et que ta famille te manque."
Mais j'y étais heureuse, avant qu'il ne veuille plus me voir. Et j'ai des choses à faire, mon loyer, des papiers importants... Des amis. Peu, mais quand même.
Bref.
Je l'aime quand même.
Je voudrais tant que tu comprennes...
20 juin 2008
Trahison...
Quand je lui ai demandé pour la 3956802438ème fois pourquoi son ex ne connaissait pas mon existence, il m'a dit que c'était parce qu'ils envisagaient de revenir ensemble, puis qu'il m'a rencontrée.
MENSONGE !!!
On s'est rencontré le 11 Novembre 2006.
Voici un mail du lundi 20/11/2006.
AS : Qu'est qu'une femme peu avoir à dire à un mec pendant si longtemps ?
Hello,
Je paris un peu sur le fait que tu vas faire craquer une partie des cours ce
matin et comme ça tu liras le mail avant qu'on se voit.
Tellement de choses à te dire et si peut de temps pour le faire.
Voila, en fait depuis dimanche une personne à emménager chez moi.
Alex est enceinte de 8 mois et quelques, elle s’est violemment prise le chou
avec son mec qui maintenant est son ex. Il ne pense pas que l’enfant soit de
lui, réaction genre avalanche sur la tronche et ouste dehors !
Bon, je l’a connaît depuis des années, s’est une amie. Ca fait une semaine
qu’elle est à l’hôtel, seule. Alors je lui ai dit de venir chez moi. Je
n’imaginais pas qu’elle puisse accoucher sans que personne ne s’occupe d’elle.
Sa famille est en Guadeloupe.
Avant ce vikende je ne savais pas trop si ça allait se terminer comme ça.
Allait-il revenir ? Samedi j’ai compris que non. Le soir j’ai vu mes parents
pour leur dire, chuis obligé de faire comme ça. Ils m’ont encore traité de fou,
tant pis. Ce n’est pas la 1° fois que je fais ça. Est-ce que je t’ai parlé de
mon meilleur ami qui a vu disparaître ses parents et que j’ai ébergé ? Je suis
le parrain d’une de ses filles maintenant. Ou de mon pitit frère drogué et
alcoolique que j’ai porté à bout de bras en faisant le ménage dans ses «
relations » sans que mes parents ne se rendent compte de rien ? Ou de cette…
Boarf on a du temps pour discuter de ces trucs dont je n’aime finalement pas
parler.
Il paraît qu’il ne faut pas en faire autant pour les autres mais je ne sais pas
ne rien faire, alors tant pis.
Je t’avais dit que j’avais un côté chevalier servant, et bien ce n’est pas que
pour du Nescafé.
Mon appart est grand etpis m’occuper quelques temps d’un enfant bah je trouve ça
trop craquant. Je ne pouvais pas ne rien faire, un pauve pitit gars qui n’a rien
demandé que de venir tranquillement au monde. C’est pour ça que je suis
wachement peu disponible des fois.
J’espère que je ne te fais pas trop peur, que tu ne te dis pas trop « mais
qu’est que c’est que ce type ! »
Je suppose qu’elle ne va pas tarder à accoucher, j’essaye de la rassurer, de lui
dire que je serais là. J’ai l’impression de devenir à nouveau papa c’est
excitant.
J’ai envie de continuer à te découvrir même si je ne serais pas mega disponible
pendant les 2 à 3 mois à venir. J’espère que ça ne te rebutera pas trop. Tu es
plus important que jamais à mes yeux.
Et la tomate demanda mais pourquoi il me trouve importante ?
Parce que, belle Sophie.
Une bouffée d’oxygène.
Voila voila à toute.
Bizzzz
Franck
C'était un samedi, donc le dimanche c'était le 12. On s'était déjà rencontré. On avait déjà fait l'amour. C'était après moi qu'elle est venue.
Il n'a pas tenu sa promesse de lui dire que j'existais depuis un an et demie dans sa vie quand elle est partie.
J'arrête pas de pleurer. Là, je n'arrive même plus à faire semblant, j'ai dû couper la cam et le son avec Ju.
J'ai mal.
Je ne comprends plus.
Je ne comprends pas pourquoi elle ne sait pas que j'existe.
Ou plutôt si, je comprends.
It hurts.
______________
Je me suis trompée. (
J'étais effondrée, je l'ai appelé, j'ai laissé un message. Un appel au secours.
F.: je me léve pour voir ce que tu as chirie
moi: chiri
pourquoi ne sait-elle pas que j'existe ?
23:00 F.: je dormais
moi: pourquoi ne le savait-elle pas ?
ci gentil
chi désolée
F.: ya pas besoin de le savoir
moi: si
je t'avais posé la question
des milliers de fois
tu m'avais répondu...
je veux l'entendre à nouveau, c'est tout
<3
j'ai besoin d'être rassurée
je suis désolée
F.: c'est pour ça que tu me réveilles ?
23:01 moi: il me semble que c'était pake vous envisagiez de retourner ensemble
F.: nan
23:02 moi: n'efface pas tes messages s'il te plaît
F.: je n'ai pas effacé
t'as bu
moi: non
il me semblait vraiment que tu m'avais dit ça
pis que tu m'avais rencontrée
23:03 F.: pfff
je me posais la question
est-ce qu'il faut aimer pour être un couple
moi: désolée
F.: j'avais eu assez de déboire
stoo
23:04 moi: alors pourquoi ?
c'est important
F.: pourquoi quoi ?
moi: je n'existe pas
F.: tu existe pour moi
moi: alors que tu lui proposais de l'aide
F.: oki
on va y passer la soirée
super
23:05 merci
moi: juste parle
explique
c'est tout
F.: j'avais besoin d'elle aussi
pour m'occuper de mes enfants
autrement plus la garde
et voir mes enfants 1 we sur 2
23:06 citi un deal
je l'éberge
elle s'occupe d'eux
kek temps
ma mère devait prendre le relai
mais j'ai trouvé une nounou pour septembre
23:07 je te l'ai dit
tu ne vois qu'elle
ps mes enfants
à chaque fois ci comme s'ils n'existaient pas
moi: le rapport avec moi ?
et mon existence ?
F.: ?
23:08 elle partirait du jour au lendemain
moi: pourquoi tu ne lui as pas dit directement ?
F.: pleure
malheur
moi: dès le départ
F.: tristesse pour mes enfants
moi: avant qu'elle vienne chez toi
et pourquoi elle aurait pleuré ?
elle était avec un autre
F.: parce que plus d'aide de personne
23:09 est-ce que tu penses encore ce que tu as écrit le 19 juin ?
moi: ?
23:10 F.: le mail que tu m'as envoyé aujourd'hui mais écrit le 19
moi: je ne sais plus ce que j'ai écrit
j'ai juste été sotte
F.: relis
moi: et j'ai vidé mon coeur alors que je t'avais dit que je ne le referais plus
23:11 F.: celui de 9h29
bref
chirie
est-ce que je peux me recoucher ?
moi: oui
bonne nuit
désolée pour le dérangement
F.: désolée ?
23:12 Mes réponses ne te vont pas je suppose
moi: je suis désolée
osef
ci toi qui comptes
j't'ai réveillé
désolée
F.: osef ?
Mouais
Bon
Bonne nuit
23:13 moi: bonne nuit
tu préfères que je ferme mon coeur ?
F.: nan
moi: alors
F.: Bisous <3
moi: ça fait deux jours que je ne mange pas
et trois jours que je me bourre la gueule à longueur de journée
j'ai mal
voilà
F.: moi aussi
moi: ce qu'il y a dans mon coeur
F.: valà
23:14 moi: c'est tout
mais je veux que tu réussisses
F.: bonne nuit
moi: alors je travaille mes cours
F.: mouais
moi: bonne nuit
je suis désolée
23:15 bonne nuit
dors
je te promets
Et valà. J'ai tout planté.
Je voulais le rendre heureux, ci raté. Je voulais ne pas l'emmerder, c'est raté. Je voulais tout garder pour moi, j'ai chialé devant Julien. Et je lui ai dit que je bouffais plus et que je bois.
Enfin, je doute qu'il va s'inquiéter pour moi.
Je n'arrête pas d'être un poids.
Pitètre qu'on devrait se quitter, et voir si en Août, on peut reprendre ensemble.
J'irai quand même à Bruxelles. Je veux le voir. Il me manque... Tellement. Tellement, tellement...
J'arrive à oublier l'autre conne quand je suis avec lui, dans ses bras. Avec ses doigts rugueux et sa peau si chaude, si douce... Avec ses lèvres magnifiques, dignes d'un roi.
Je me demande pourquoi elle vit chez lui à nouveau. Ne pouvait-il pas lui demander de s'occuper de ses enfants une semaine sur deux pendant un mois ? Juste un service... Pourquoi doit-elle rester alors qu'il est seul pendant deux semaines ? Hein ?...
Faut que j'arrête avec mes questions. Je suis bête.
Je veux juste nous retrouver. Tous les deux. DEUX.
Un peu de tristesse
Mais ava, j'ai le moral, globalement.
Je lui avais demandé, quand elle partirait, de lui dire que cela fait un an et demi que nous sommes ensemble. J'y tiens. Que la situation soit claire.
Je suis bête d'avoir posé cette question. Je ne voulais pas entendre cette réponse.
mitouyou: chiri
je peux te poser une question
sans que ça ne fasse de vague ?
F.: vi
mitouyou: lui as-tu dit que j'existais lorsqu'elle est
partie ?
F.: non
Je n'ai rien répondu, pour ne pas faire d'esclandre.
Ce n'est pas si important, après tout.
Je veux qu'on soit heureux comme avant. A nouveau.
Je n'ai jamais été aussi heureuse.
(Petit aparté, je n'ai pas mangé hier, je ne sais pas si je mangerai aujourd'hui. Mais j'ai bu, ma fraise hier matin, en début d'après-midi et en fin d'après-midi. Ma cerise (sans alcool !) aujourd'hui, et un peu d'orange chez mon voisin français. Mais du coup, j'ai moins mal, non, je n'ai pas mal.)
EDIT : la suite...
F.: c'est bon tu me fais la tête ?
mitouyou: non
^^
F.: on dirait
mitouyou: t'avais mangé quoi hier ?
F.: je te l'ai écrit chirie
riz et saumon
mitouyou: aaaaaaaaah ci ça xD
avais pas compris
j'ai pas lu le début xD
juste la fin :o
F.: ah
mitouyou: c'est à dire riz et saumon
je croyais que tu parlais du plat :o
en fait
XD
T'as écouté Zazie ? je sais plus si t'as répondu :o
F.: je vais écouté chirie
tu me fais la tête
pas cool
Il pourrait pas passer à autre chose ? Il vient de me faire mal. Et il remue le couteau dans la plaie.
Je pleure sur mes cours et mon visage me fait mal comme il est contracté.
Il m'avait promis... Il m'avait promis qu'il le dirait quand elle partirait.
Je vous épargne le reste de la discussion...
19 juin 2008
Lettre à F.
Lettre de F. en premier lieu
Elle va partir.
Je ne voulais pas que tu deviennes gentille en fonction de ça.
Surtout pas.
Chirie, elle est partie en mai.
Tu n'as pas remarqué le changement ?
Avant ton exam, je voulais que tu viennes à la maison pour passer le we.
Tout les 2 et que tu vois par tes yeux.
Mais t'a fait nimp.
Tu m'as tué avec tes mensonges qui se terminent en me quittant de la
plus humiliante des façons.
Les enfants voulaient la voir.
Ma nounou m'a laissé tomber.
Je ne croyais plus en toi après cette humiliation.
Alors je lui ai dit de revenir jusqu'à fin juin.
Valà.
Cracher sur ta douleur ?
Jamais.
Et les miennes, tu les vois ?
Seconde lettre
Nan, t'as rien à exiger.
Moi non plus.
On a juste à accepter oupa
Depuis notre dispute d'il y a longtemps, ma plus violente, je ne sais pas si j'accepte.
Et pourtant, je suis toujours là, avec toi. <3
T'as dit que pitètre je voulais te faire mal inconsciemment.
Je ne pense pas.
En revanche, il est possible que j'aie tout simplement envie de vivre ma vie, en attendant que tu libères la tienne pour moi.
Tu l'as prolongée, ma douleur. Tu l'as prolongée parce que tu ne croyais plus en moi.
J'avais raison en décembre. Elle était encore là, entre elle et moi c'est elle que tu as choisi.
Entre
me perdre et l'avoir chez toi, tu préférais me perdre. Peu m'importe
que tu pensais que j'allais partir, tu l'as préférée à moi.
Je te l'avais dit maintes et maintes fois, je vais te quitter. Si elle reste ne serait-ce qu'un jour en 2008 chez toi, je pars.
Et tu l'as gardée.
J'ai
toujours souffert. Depuis que tu m'as dit que tu l'emmenais avec toi en
vacances. Déjà avant mais on va dire que c'est la date.
Tu me dis que c'est parce que je dormais chez lui. Pendant les deux semaines qu'ont duré mon travail.
Mais c'est injuste.
Elle ne t'aurait pas accompagnée, je ne l'aurais sans doute pas embrassé.
J'étais malheureuse, malheureuse...
Je dormais seulement chez lui.
On
dormait nus avant chez moi ? Peuh ! Qu'est-ce qu'on s'en fiche !
J'aimais quand il me caressait le dos, j'aimais avoir une présence...
Cela me suffisait. Mon père me caressait le ventre quand j'étais enfant, mes sœurs m'ont caressé le dos également.
Je dors dans son lit ? Mais je suis habillée maintenant ! Depuis longtemps !
C'était vraiment cher payé.
Je pense avec le baiser + Ju deux semaines, ça vaut bien toi avec ton ex en vacances.
Je me demande si t'as pensé à tes enfants.
Vous partez en vacs ensemble, mais elle va bientôt partir. Comme ça va être tellement mieux pour tes filles !
J'ai toujours eu mal, et ça a été pire après notre dispute, parce que j'ai compris que je ne valais pas cher, que je ne pesais pas lourd dans la balance.
En Septembre, j'étais perdue. J'avais l'impression qu'une nouvelle vie s'offrait à moi, une vie où je pourrais m'amuser, me faire des potes, sortir sans avoir ma mère sur le dos... Tu m'as accablée d'un chagrin qui m'est inconnu. Il n'y a jamais eu de malheur de ce genre. Je ne savais pas comment réagir, j'étais agressive malgré moi, et je m'en voulais terriblement. Je voulais tellement te soutenir dans cette épreuve ! Je n'y arrivais... Impuissante... Comme aujourd'hui pour ton judo, d'ailleurs. Puis j'ai eu mes problèmes liés à ma grossesse.
Je ne t'ai rien caché, ci toi qui voulais de la transparence.
J'aurais préféré te cacher mon trouble, mon doute, mon inquiétude...
Seulement attendre pour te voir, si l'amour était là, ou s'il s'était
envolé comme un pétard mouillé par la pluie...
L'amour était là, j'étais heureuse. Je me sentais mieux, libérée !
Tu crois que je ne m'en voulais pas pour ta mère ? Je n'arrivais pas à t'apporter le soutien dont tu avais tant besoin.
Tu m'as bien fait comprendre que ton ex y arrivait bien.
Tu sais, cette garce, je la déteste depuis qu'elle ait osé m'appeler. Salope.
Ci
pas grave, citi ma faute, je n'y arrivais pas. Dès qu'on raccrochait,
j'étais malheureuse. Malheureuse de ne pas arriver à te soutenir. Je me
disais, s'il était là, je le prendrais dans mes bras, je lui
caresserais le visage, je lui murmurais des mots d'amour...
Mais au téléphone, j'étais... Incapable de rester calme. Je m'énervais,
je ne sais même pas pourquoi. Cette situation était difficile pour moi,
je ne comprenais pas pourquoi je n'arrivais pas à te dire ces mots
d'amour que j'avais dans le coeur.
Tu me l'as fait payer en me faisant souffrir six mois de plus. La moitié d'une année. Pitètre que t'as voulu me faire payer le fait que j'aille en Allemagne.
Le problème, c'est que je souffrais déjà
de cette situation. Ce n'est pas parce que je suis coupable que je ne
peux pas être triste, que tu ne peux pas me blesser. Il n'y a que toi
qui m'ait autant meurtrie.
Notre dispute, je ne peux pas te pardonner. Je ne te pardonnerai
jamais. Je ne t'en veux pas, juste... Je ne peux pas oublier. Je
n'oublierai jamais la souffrance que j'ai ressentie, elle me traversait
de part en part... J'aurais voulu mourir, non, j'aurais voulu souffrir
encore plus, que mon corps souffre, pour évacuer la souffrance plus
vite. Pour que tout ça se finisse.
J'ai souffert chaque jour où elle était chez toi.
Encore plus avec ton mensonge à la con comme quoi tu vas faire tes courses avec elle.
Tu m'as énormément fait mal.
Je sais que je t'ai fait mal. Que je t'ai fait souffrir. Crois-tu que je puisse l'oublier ? Je le sais.
Mais je pense que les problèmes sont liés.
Je suis désolée
pour Wice. J'avais de la pitié pour lui. Je te le jure. Et ça, je peux
le jurer sur celle qui compte le plus pour moi en ce monde. Enfin, je
trouverais ça dommage, ce serait comme l'insulter de le faire. C'est le
sentiment que j'ai.
J'avais pitié, je ne voulais plus jamais le revoir.
Pour
Ju et le baiser... Il ne serait pas arrivé si ton ex n'était pas à tes
côtés, la place à laquelle je n'ai pas droit mais dont je rêve.
J'en suis presque sûre.
Et je le regrette, je regrette tellement de l'avoir fait...
Je n'aurais jamais dû te promettre de ne plus dormir chez lui.
J'ai besoin d'un ami, j'ai besoin de sortir, d'aller au cinéma, et d'avoir un endroit où rentrer.
Je me détache réellement de lui. Il a sa liberté, sa vie.
J'ai mal chaque jour, chaque matin, chaque soir.
Je pense à cette grognasse.
A tes enfants qui l'aiment.
Après ce que tu m'as dit, je ne peux plus rencontrer tes enfants.
Elles auront besoin de temps. Je ne peux pas arriver ensuite.
J'aimerais quand même vivre avec toi durant le mois d'Août.
Tu vois tout comme étant une punition.
Tu vois tout comme si le monde tournait autour de toi, comme si je n'avais pas de désir.
J'ai écrit dans mon faux blog que je ne voulais pas passer le 31
Juillet avec toi. Mais avec ma famille. Que j'y pensais, mais qu'il ne
fallait pas que je te le dise avant la fin de tes championnats. Chi
bête, je l'ai dit.
Parce que je veux passer le mois d'Août avec toi, entre autres. Je voulais le fêter le premier Août avec toi.
Cela me suffisait, de savoir que tu serais à Lyon pour le 31. Voire même Heidelberg.
Savoir que tu n'as pas oublié.
Cela a suffit à mon bonheur. Citi comme un cadeau d'anniversaire sans anniversaire.
Ça suffit à mon bonheur.
Ma
famille me manque. J'ai envie de jouer à Wii avec eux, de manger du
canard laqué, de me goinfrer de bonbons et qu'on fasse plein de bruit
tellement on rigole comme des phoques.
Et toi, tu ne fais que penser à une punition envers toi et à Julien.
Je me sens seule ici, à Heidelberg. J'ai envie de partir, moi qui était heureuse de venir...
Tous
les moments que j'ai passé avec Julien, je ne les regrette pas. Je
regrette de t'avoir fait cette promesse, cette promesse qui a fait de
moi une menteuse. Parce que je suis faible. Parce que j'ai besoin
d'être avec quelqu'un, de m'amuser, de sortir me changer les idées.
Parce que j'ai besoin de mon seul ami sur Lyon. Parce que j'aime me
balader avec lui le soir, tard, sur le pont. Parce que j'ai de beaux
souvenirs, et qu'ainsi je ne pense pas à toi, qui n'es pas seul chez
toi alors que je suis seule dans ma chambre, dans mon lit vide, froid.
Kiki ne suffit pas. Une présence humaine me suffit. Je le sais, puisque skype avec la cam me suffit pour m'endormir.
Avant, quand j'étais avec Ju, je m'endormais au téléphone, avec sa voix. Je n'étais pas seule.
Etre seule pendant que ton ex est chez toi, là où je ne suis allée qu'une fois...
La savoir chez toi...
C'est douloureux.
Atrocement douloureux.
Si tu penses que je me fais souffrir toute seule, alors...
Imagine. Imagine que je n'aie jamais rien dit à Julien, et qu'il vive chez moi dans l'ignorance de ton existence.
Imagine
qu'il dorme sur le matelas de ma chambre, nous sommes habillés. Ou
qu'il dort dans le salon, ou dans le lit superposé qu'il y a à présent
chez moi.
Souffrirais-tu qu'il reste plus longtemps ? Souffrirais-tu d'être nié ? Souffrirais-tu qu'il connaisse pas famille et toi pas ? Souffrirais-tu qu'il garde l'espoir de me reconquérir ? Souffrirais-tu de ne pas pouvoir me rejoindre à la fac ? Souffrirais-tu de ne pas exister dans ma vie ? Souffrirais-tu de doutes qui viennent t'assaillir chaque jour, toujours plus forts, toujours plus insidieux, et toujours plus douloureux ?
Ce n'est pas de la colère.
Seulement de la tristesse.
Tu as prolongé ma souffrance au lieu de me dire qu'elle partait. Chaque jour j'avais mal. Bien sûr que je voyais une différence ! Alors... Alors j'espérais, et cela me faisait encore plus mal. Bien plus mal. C'était horrible, d'espérer qu'elle soit partie et de n'avoir pour réponse que le silence. Cela signifiait que tu ne savais pas. Que tu t'en fichais. De son départ, de ma souffrance, que je te quitte... Que tout t'était égal. Que j'espérais en vain.
J'ai toujours souffert.
Mais là, j'ai un but.
Celui que tu sois heureux.
Que tu sois serein pour tes championnats.
Ci pour ça que tu m'évinces, n'est-ce pas ?
Je n'ai plus confiance en toi depuis longtemps.
Je doute toujours, de chacun de tes gestes, de chacune de tes paroles.
Je veux te croire mais je ne peux plus.
Alors oui, je comprends ta douleur.
Depuis notre dispute, notre violente dispute, je ne crois plus en toi.
Je croyais en notre avenir, un avenir ensemble, mais je n'y crois plus.
Je n'y crois plus parce que tu ne veux plus de moi.
Parce que tu ne crois plus en moi.
Je t'en ai déjà parlé. Tu n'as rien répondu.
Je t'aime.
Vraiment, je t'aime... A en mourir.



