18 juillet 2007
Intolérance
En ce moment, je suis inscrite sur un forum concernant le Gothic Lolita. J'aime bien ce style vestimentaire, il est très mignon et joli. :)
Les GL sont souvent victimes d'intolérances, et de critiques venant de personnes étroites d'esprit. Je trouve cela dommage. Mais ce que je trouve encore plus dommage, c'est que certaines de ces GLs qui recherchent l'élégance et la dignité et se proclament ouvertes d'esprits voire intelligentes se permettent de juger les autres, notamment les rappeurs. Et les rappeurs, les manifestations, la délinquance... Je ne vois pas le lien entre tout ça. A chacun sa culture et ses préférences musicales comme vestimentaires. Je les trouve vraiment étroites d'esprit. La généralisation est si facile ! J'aurais aimé pousser une gueulante, mais ce n'était pas le lieu approprié. Et puis, elles pensent bien ce qu'elles veulent. Enfin, je dis elles... Il y a des hommes dans le lot.
Tout comme elles ont énormément de préjugés envers les "pouffes", comme elles disent. Il est vrai que pas mal de filles s'habillent "en pétasse", mais en quoi ça les regarde? Qu'est-ce qu'elles en savent, de ce qu'elles sont? Sous prétexte qu'elles ont des mini-jupes et s'habillent cheap chez Pimkie et cie elles seraient des pétasses? Parmi les GLs aussi il y en a qui portent des mini-jupes.
Bref, ça me gave un peu. Je ne prétends pas être meilleure que les autres, je sais que j'ai une foule de préjugés, mais j'essaie de lutter contre. D'apprendre à connaître les gens en mettant de côté mes impressions qui sont, je le sais, infondées.
Sur ce, je vais continuer tranquillement ma dernière journée du premier travail à temps plein de ma vie. :)
10 janvier 2007
Copie de SHS 2006 - Faculté de Laennec
Toutes les civilisations et toutes les cultures ont cherché à définir et expliquer la santé et la maladie, notions étroitement liées à leur représentation du monde, de la vie, de la mort, et des relations que l’homme entretient avec son milieu et ses semblables. Santé et maladie ne sont pas des données immuables et intemporelles, définies une fois pour toutes, mais des concepts dynamiques se déconstruisant et se reconstruisant suivant l’évolution des cultures dont elles sont issues. » Marie Jo Imbault-Huart, In « L’homme et la Santé » Ed Seuil – 1992. Discutez et
illustrez par quelques exemples bien choisis, tirés des cours et des lectures
conseillées, cette affirmation prenant en compte l’évolution historique et la
diversité culturelle des conceptions de la santé et de la maladie. SHS – 23 Mai 2006 - 9h-12h Conditions d’examen : 2h30 de réflexion et 30 minutes de rédaction |
Pour Marie Jo Imbault-Huart, « santé et maladie ne sont pas des donnés immuables et intemporelles ». Il existe donc diverses représentations de ce couple conceptuel, desquelles découlent différentes thérapeutiques.
La thérapeutique actuelle, qui se veut scientifique et universelle, est alors remise en cause : est-elle réellement efficace, en existe-t-il d’autres ?
Après un survol de l’évolution des rapports de l’homme avec la santé et la maladie au cours du temps, nous nous attarderons sur la médecine actuelle.
On comprend dans l’ouvrage de Tubiana que l’« Histoire de la pensée médicale » ne s’inscrit pas dans une continuité mais se veut le fruit d’un long enfantement tributaire des paradigmes qui l’orientent, la ralentissent ou la font progresser.
Pour les protomédecines et la médecine antique, la maladie a une cause externe, surnaturelle puis naturelle. Puis le triomphe du christianisme pense la maladie comme l’ire de Dieu, elle vient perturber l’équilibre du corps. Les thérapies sont alors farfelues et rarement efficaces, comme les saignées que subit Argan dans Le Malade Imaginaire, destinés à le vider de son « trop-plein ». La médecine reste enfermée dans une vision cosmogonique du monde.
Durant le siècle des lumières, l’irruption fracassante du rationalisme va donner une méthode à la médecine. Le positivisme domine la pensée médicale, la maladie devient un dysfonctionnement interne du corps. Grâce au stéthoscope de Laennec, on écoute et on comprend la vie dans le silence des organes, on pénètre à l’intérieur du vivant. Il y a une conversion du regard, le corps devient signe, lieu des investigations cliniques et de la maladie. La médecine devient scientifique et acquiert de l’efficacité.
Cependant, aujourd’hui, malgré l’efficacité croissante des traitements, on assiste à un divorce entre l’opinion publique et le corps médical. La médecine, forte de son savoir, consciente de son pouvoir, entre dans l’impasse de la médicalisation de l’existentiel.
Le médecin, serviteur de la science, réduit l’homme à sa matérialité, comme une mécanique neurobiologique dont la longévité est l’étalon de sa réussite. A ne viser que la guérison il oublie de soigner le patient. Il le pourrait grâce à des soins palliatifs destinés à calmer des angoisses, comme celles que subit Ivan Ilitch, héros de Tolstoï. A force d’ignorer la souffrance du patient, il peut considérer que celle-ci est inutile et aboutir à l’euthanasie active.
La médecine, avant d’être scientifique, doit être humaine et prendre en compte l’homme malade dans sa globalité. Il n’existe pas de maladie sans souffrance, c'est-à-dire sans signification affective traduisant le « glissement du physiologique au cœur de la conscience morale » pour Reverzy. La maladie est un changement de norme qui atteint aussi la normativité sociale. Elle est multidimensionnelle, elle ébranle le corps physique mais aussi le corps vécu, l’identité et le sentiment d’identité.
L’identité de chacun se construit dans son rapport avec la société, la culture, le milieu : son fondement est pluriel. L’ethnomédecine se propose de guérir l’individu en utilisant des symboles appartenant au monde du patient. Les rites Navajo, par exemple, ne sont pas de vaines croyances mais de véritables processus de guérison. Comme les médicaments, ils sont le lien invisible mais matérialisé entre la maladie et le retour à l’état de santé selon Foucault. Parler la langue du patient, pour Lori Arviso Alvord, c’est définir ensemble avec le même mot la maladie, c’est lui donner un sens pour mieux soigner, c’est créer un lien entre le patient et le médecin basé sur la confiance.
Les concepts de santé et de maladie sont des « concepts dynamiques » qui varient selon les cultures, entraînant diverses thérapeutiques. Après avoir gagné en efficacité en objectivant la maladie, la médecine aurait à gagner à tenir compte la diversité des représentations symboliques, culturelles et personnelles, de l’individu, qui interviennent parfois de manière conflictuelle dans la relation qui se crée entre médecin et patient. Il existe de multiples regards sur ce carrefour qu’est la maladie, et il existe autant de thérapeutiques que de regards.
La médecine reste tiraillée entre une tendance clarifiante qui objective la pathologie et une tendance humaniste qui la subjectivise. Elle poursuit simultanément deux fins : expliquer la maladie et comprendre le malade.
Note finale : 37,800/50
23 novembre 2006
Extrait de correspondance
J'ai décidé de ne pas mettre la lettre de Julien, car je n'ai aucun droit dessus, et c'est très personnel.
Pourquoi mettre ici, au vu et su de tous, quelque chose de si personnel? Parce que mon blog, c'est moi. Une grande partie de moi. J'ai envie de garder une trace de ce que j'ai écrit ici, car c'est ce que je ressens un peu en ce moment. Il n'y a pas que cela, bien sûr !
Je suis très heureuse, par exemple, car j'ai découvert des personnes formidables. Mais je sais que cela ne va pas durer, qu'ils vont se détourner de moi peu à peu... Ou brusquement. Je ne sais pas encore. Alors, l'angoisse au coeur, je me dépêche de vivre et d'apprécier chaque instant passé avec eux. Je halète parfois, je craque, puis je repars. Je doute, aussi. Mais je n'ai jamais été aussi heureuse, je crois.
Voici donc un mail où je tente d'expliquer ma manière d'aimer, de vivre. Ici et maintenant.
Julien,
Merci beaucoup pour ton mail. Je t'aime très fort, tu sais. Ce n'est ni de l'amour, ni de l'amitié. C'est autre chose, quelque chose de différent. Mais tu sais... Je prends ce que l'on me donne, et je donne ce que les gens acceptent de recevoir. En restant moi-même. Je ne peux pas accepter plus que ce que l'on me donne, et ils ne peuvent accepter plus que ce qu'ils reçoivent. C'est tout.
Je ne sais pas si, justement, coucher avec quelqu'un, faire l'amour avec lui, pourrait gâcher ma relation, le lien que nous entretenons ensemble. J'ai un peu peur qu'il y ait une cassure dans l'après. Il y a l'avant et l'après. L'après peut être douloureux, et j'ai peur.
Mais faire l'amour se situe dans la continuité d'actions, d'envies, de désirs... Si j'en ai envie, qu'il en a envie... J'aime parfois me laisser aller, tout simplement. Recueillir avec respect ce qui m'est offert, un cadeau de la vie.
Mais je réfléchis aussi. J'ai peur de blesser cette personne avec qui je fais l'amour. L'avant et le pendant sont merveilleux. Mais l'après? Quand il n'y a pas la sacro-sainte "relation amoureuse" qui nous lie lui et moi, que se passera-t-il?
Bisous
Sophie
07 janvier 2006
Concours Blanc OC
J'ai eu mon concours blanc à OC.
Physique : je l'ai totalement plantée. Bon, la correction écrite a été distribuée, mais elle se fera surtout lundi soir, avec la correction orale (et toutes les contests avec...). Ça me motive à mieux bosser ma physique, car je suis très en retard...
Il y a pas mal de choses qui m'ont laissées perplexes, dans les items etc, mais bon ^^
Anatomie : un schéma de faux, j'avais oublié que canal anal = rectum péritonéal, donc j'ai mis l'item faux, donc ma réponse à la question était fausse, vu que les schémas sont en 5/0 (soit les 5 items sont juste, soit on a 0 sur 5). J'ai un peu la mort, car Jomeï n'est devant moi que d'1/10 de point (normalement, selon nos prévisions ^^"). J'aurais pu majorer!!!! >.<" Enfin, je dis ça... Pitètre que des bizuths inconnus se sont révélés au grand jour !! °O° Au final j'ai 15,6 normalement, contests comprises :)
Bon, je vais aller bouloter un 'tit peu, il faut que je me rattrape, gogogogogo !!!!!! è_é
02 décembre 2005
Discrimination
Je déteste la discrimination. Sous toutes ses formes. Je pense qu'il faut juger, apprécier les personnes non pas sur un critère indépendant de la personnalité, comme le physique, l'origine ethnique, la religion... Il faut véritablement faire l'effort de ne pas s'enfermer dans un préjugé. Enfin, tout le monde a des préjugés. Des bons et des mauvais. Mais il faut passer outre...
Il y a une chose que je ne comprends pas, c'est qu'il y a moult organisations contre le racisme... Mais quel racisme? Le racisme envers les étrangers, le racisme anti-vieux... Et le racisme anti-français? Le racisme anti-"bourges"? Ah ben là, tout de suite, on s'en fiche !! Pourquoi? Parce qu'on considère qu'eux sont chanceux, etc... Si quelqu'un sort "sale black", là, on s'intéresse. Mais si quelqu'un insulte la France, donc les français (toutes origines confondues)... Ce n'est pas grave !!
Et ÇA, pour moi, c'est de la discrimination. C'est penser que d'un côté, y'a les étrangers, les pauvres, les vieux... Bref, les DÉFAVORISÉS, et de l'autre côté, les autres. C'est déjà les mettre dans un moule, une catégorie.
C'est étrange, aussi, comment on accuse les français... Car les immigrés sont aussi des français. Accuser les français, c'est les exclure, non? Étrange, vraiment...
Je suis française, d'origine étrangère. Mes parents ont une maison à 300 000€ environ, ce qui n'est pas la plus chère, mais pas la moins non plus. Mais ils sont arrivés à l'âge de 14/15 ans en France sans parler un mot de cette langue, et ils ont réussi leur vie en travaillant dur.
Alors qu'on arrête de me dire que ces pauvres étrangers n'ont aucune chance ici, et que c'est de la faute aux français (dont ils font partie, soit dit en passant...) qu'ils n'y arrivent pas.
C'est plus dur pour eux, beaucoup plus dur... C'est dur de travailler, même lorsqu'on en a l'envie, dans un collège de ZEP où tout se passe mal, et où la plupart des professeurs ont démissionné face à des élèves stupides, provocateurs et... cons. C'est dur de garder une motivation, quand sa famille s'en fiche. Mais c'est pas impossible (enfin, sans le soutien de qui que ce soit... j'en doute un peu ^^" ).
Ah, sinon.... THE idée du siècle, la discrimination positive... Mais n'importe quoi !!!! On ne lutte pas contre la discrimination par la discrimination !!! C'est quoi, la discrimination positive, au final?
-c'est se dire, pour une entreprise... il me faut mon black, mon beurre, mon handicapé... hop, valà !
-c'est se dire, ils peuvent pas trouver un boulot par leurs capacités seules, il faut qu'on les aide... non?
-c'est se dire, on ne m'a pas embauché pour mes capacités, mais pour ma tronche...
En gros, c'est un peu pareil que, je n'ai pas été pris pour délit de sale gueule, sauf que la différence, c'est que là j'ai un boulot. Et ensuite? Le mépris est toujours là. Le problème est peut-être caché, mais il n'a rien perdu de sa force.
J'en ai assez. J'en ai assez de cette discrimination positive... J'en ai assez qu'on dise que c'est normal que des ados et même des gosses crament des voitures et tuent des gens, que c'est de la faute au gouvernement, de la société, etc... Ils seraient de peau blanche et riches, on dirait qu'ils sont cons, fous, égoïstes, délinquants...
J'en ai assez de l'hypocrisie.
De toute manière, je pense que les responsables, ce sont d'une part les principaux acteurs, c'est à dire eux, et ensuite, leurs parents, car bon... Je n'aurais jamais osé cramer une voiture. Jamais. Pourquoi? Parce que c'est mal, et je le sais. Et comment? Parce qu'on me l'a appris, quand j'étais petite.
Je ne séchais pas les cours avant. Bien moins que les autres. Pourquoi? Parce que je sais que l'un des moyens les plus sûrs de s'en sortir en ce monde, c'est d'avoir des capacités. Et l'un de ces moyens, c'est d'étudier.
Bon, je m'éloigne, je dis n'importe quoi, je m'embrouille, je pars dans toutes les directions, ce n'est pas ordonné...
Je suis désolée.
Mais ce ne sont que des pensées, qui vont et qui viennent. Je n'ai pas le temps de les struturer. Je n'ai pas pris ce temps. J'ai d'autres préoccupations bien égoïstes : ma vie.
23 octobre 2005
Allez voir : ^^
Par contre, j'ai fait ça en cinq minutes montre en main >.<
Donc ce n'est pas très très joli... :s
<== dessin de Bengal
16 octobre 2005
Les suicidés
On les juge. On les condamne. Alors qu'ils sont morts.
-Franchement, il était faible, regarde... Faire souffrir sa famille, quel égoïste!! Il aurait pu penser à d'autres solutions, se battre, plutôt que renoncer lâchement. Il est mort, maintenant, c'est sa famille et ses proches, ceux qui l'ont aimé qui pleurent.
Il aurait pu demander de l'aide, au lieu de se renfermer ! Il ne pensait pas aux autres, au bonheur de ses proches qui le savaient en vie.
C'est n'importe quoi.
-Et que dites vous d'un homme de 90 ans, oui, quatre-vingt-dix, qui se suicide en sautant d'un immeuble, la vie étant partie de son âme et de son cœur?
-Ah! Mais... C'est un cas complètement distinct (des suicides ordinaires), disent-ils. Il n'avait plus personne, c'est un cas particulier...
Une énormité.
-Et une personne assez âgée qui décide de ne pas se faire opérer ou de faire quoi que ce soit afin de rester en vie?
-Ah! Mais... C'est hors-sujet, là (du suicide ordinaire) !! se rebellent-ils. Cette personne a tout simplement décidé que sa vie arrivait à sa fin, plutôt de lutter inconsidérément contre la mort, processus inhérent à la vie. C'est une forme de sagesse.
Une aberration.
-Et le cas d'une femme tétrapégique?
-Ah! Mais... C'est une situation totalement dissemblable (des suicides banals) !! se défendent-ils. La personne ne peut à peine communiquer, agir...
Une absurdité.
STOP
Il faudrait arrêter ce genre de jugement. Je l'ai pensé, autrefois.
Les suicidés... Lâches, faibles, égoïstes...
Mais eux aussi ont vécu, aimé. Ils se sont battus. Mais s'ils ont choisi cet acte, c'était dans un moment de désespoir poignant. Ce désespoir qui vous prend le coeur et le corps, et vous empêche de voir la vie. La Vraie Vie. Et ce désespoir ne vient pas seul.
Ils se sont trompés, ont rebroussé chemin, en ont tenté un autre, encore et encore... Mais ils n'ont essuyé que des échecs. Des échecs qui ne l'étaient peut-être pas aux yeux des autres, mais qui les accablaient chaque jour un peu plus. Sans que personne ne puisse leur venir en aide, proches et amis indifférents. Eux, ils pensaient sans doute que ce n'était pas grave, que ce n'était rien.
Qu'est-ce qui différencie ses cas si particuliers de mort choisie? Chacun est libre de décider de son sort. On ne peut pas choisir sa vie, souvent. On ne peux pas choisir sa mort, parfois.
Qu'est-ce qui différencie un tétrapégique d'un handicapé "banal" ? L'handicap, ce barrage dans la vie courante, cette contrainte... Comment peut-on espérer la mesurer? Comment peut-on prétendre savoir, connaître tout d'un homme mort, juger de la difficulté des épreuves qu'il a surmontées et la force nécessaire pour gagner les combats qu'il menait alors?
Si c'était le cas, on aurait deviné la détresse de ces personnes, leur besoin d'aide...
En quoi un handicapé physique se différent d'un handicapé mental, ou psychologique? Parce que tout le monde souffre mentalement, et peut-être pas physiquement ? Parce que nous nous y arrivons, nous pouvons juger?
Pourquoi nous le faisons : je pense le savoir. Au moins en partie. Parce que nous ne savons pas comment nous réagirions dans une situation différente de la nôtre, nous ne savons pas comment nous réagirions avec tel ou tel handicap "officiel"... Et comme nous avons survécu à nos peines, nous blâmons ceux qui n'en font pas de même. Mais si nous l'avions emporté sur les mêmes adversités, nous les incriminerions de même. Il faut cesser cette hypocrisie. Nous vivons dans une société, un monde ou la force est prônée, encensée, et la faiblesse méprisée.
Mais certains souffrent d'autres blocages, et bien que nous les ayons surmontés, nous n'avons pas le droit de nous moquer, de mépriser.
Nous pouvons seulement être tristes.
Tristes de voir une vie finie plus tôt qu'on ne l'imaginais. Comme la plupart des vies, je suppose...
Tristes que la résistance morale, psychique, fut érodée avant que la limite du corps soit atteinte.
Tristes de n'être que des spectateurs blessés par une perte.
Cette tristesse ne doit pas se transformer en colère, du moins longtemps... Car elle peut empirer, dégénérer en rancune, en mépris.
Mais ne vous trompez pas. Je ne souhaite en aucun cas que les personnes que j'aime, tout comme celles qui me sont inconnues, ou les personnes que je n'apprécie guère, mettent fin à leurs jours ou leurs nuits. Il faut empêcher les personnes de suicider tant que possible, par la force s'il le faut. Car, comme on peut tuer dans un excès de colère ou de haine, on peut mourir dans une saturation, un trop-plein de tristesse, d'abattement. On peut agir inconsidérément, portés par de mauvais sentiments. Les hommes ont, je pense, toujours un peu de bonheur à gagner à vivre encore. Je souhaite qu'ils vivent autant qu'ils le peuvent...
Seulement, peut-être qu'une partie des suicidés, ces vies et morts maudites, condamnées par les hommes, ne vivaient plus en leur chair. Tourmentés de leur vivant, qu'ils reposent en paix.
Personne n'a le droit de juger quelqu'un, d'autant plus après sa mort, pour un acte, un choix. Toutes les vies ont la même valeur.
Finissons sur quelques mots...
Soyons plus tolérants, pardonnons à ces personnes qui nous ont fait souffrir, qui nous ont blessés, d'avoir choisi avec réflexion ou d'avoir faibli, emportés par leur douleur.
Belle
Pas belle. Je ne suis pas belle. Plutôt moche, plutôt ordinaire... Je me faufile dans le tram-way tous les matins, invisible. Pratique, parfois.
petite existence timide
je me consacre à mes études. Travailler. Étudier. Se concentrer. Se donner.
Je me donne à mon objectif, à ce concours. Je suis vide.
Il n'y a que mon amour pour mon Amant pour me remplir, je me laisse envahir par les sentiments...
Mais il est loin, loin de moi... Et je me débarasse, je rejette la tristesse pour mieux travailler, encore, encore. Je me vide pour mieux me gaver de connaissances. J'aurai ce concours. Et j'aurai mon rêve. Mon amant. Mes vacances. Mon avenir.
Le bonheur sera un peu plus plein, l'édifice plus solide, malgré sa fragilité, comme mon existence.
Pas belle. Tant pis.













